La loi « visant à améliorer la prise en charge des soins et dispositifs spécifiques au traitement du cancer du sein », définitivement adoptée par le Parlement en janvier 2025, était très attendue par les femmes ayant affronté cette épreuve. Mais un an et demi plus tard, les décrets d’application pour la mettre en œuvre n’ont toujours pas été pris. Voilà pourquoi:
La CGT 77 et la FSU 77 appellent à un rassemblement devant la préfecture de Melun
Mardi 16 juin à 10 h
Le texte a pourtant suscité de « grands espoirs« . Avec 60 000 nouveaux cas chaque année, le cancer du sein est celui qui touche le plus de femmes en France. Au combat contre la maladie s’ajoute une injustice financière : le reste à charge pour les patientes est de 1 500 à 2 300€ en moyenne, les conduisant parfois à faire l’impasse sur certains soins. Ainsi, 15 % des malades « renoncent à des soins de reconstruction mammaire pour des raisons financières« .
La proposition de loi prévoit la prise en charge par l’Assurance maladie de divers soins et dispositifs qui sont aujourd’hui à la charge des patientes : le tatouage de la plaque aréolo-mamelonnaire, le renouvellement des prothèses mammaires ou encore le financement de sous-vêtements adaptés pour les femmes qui ont des prothèses amovibles.
Elle introduit également l’obligation pour l’oncologue d’informer la patiente des différents soins de support disponibles en parallèle de son traitement et instaure un forfait pour les produits prescrits (vernis, crèmes, gels). Enfin, elle étend le forfait de 180 € alloué aux soins post-traitements. Celui-ci incluera désormais des soins d’accompagnement, comme le renforcement du financement de l’activité physique adaptée ou la prise en charge de conseils en diététique.
Seine-et-Marne