Personne ne sera épargné, ni les fonctionnaires, ni les élèves, ni les familles, ni les usager.es des services publics.

Dans notre département nous allons tous.tes subir une nouvelle dégradation de nos services publics pourtant seuls garants de l’égalité (pourtant inscrite dans la devise de notre république).

Les conséquences de ce budget sont une catastrophe pour nos écoles, collèges, lycées, mais aussi dans le domaine de la protection de l’enfance, des services publics de santé et tous les autres.

Les attaques sont incessantes, mettant à mal la justice sociale.  Pourtant les besoins de la population en matière de services publics augmentent du fait de l’explosion des inégalités et de la pauvreté. Les hôpitaux, la justice, le système éducatif, les universités, la culture, les services sociaux des collectivités territoriales manquent de moyens pour répondre aux attentes, nourrissant l’amertume, le sentiment d’abandon et les tensions au sein de la société.

Les inégalités augmentent, les attaques contre nos droits et les libertés sont incessantes. Ce désespoir est le terreau de l’extrême droite qui l’utilise à des fins racistes et distille sa haine qui divise les citoyen.nes.

Cela nourrit le désespoir et nous sommes inquiet.es pour la santé mentale des jeunes.

 

En Seine et Marne le service public d’éducation subit une véritable saignée.

 

Dans le premier degré

 

Alors que la baisse démographique est l’occasion d’améliorer les conditions de travail pour les enseignant.es et d’apprentissage pour nos élèves, le gouvernement choisit de faire des économies sur le dos de l’Education Nationale pour mieux abonder l’économie de guerre. La rentrée 2026 sera catastrophique !

Avec une dotation négative la directrice académique a annoncé 197 fermetures de classe à un groupe de travail d’avant commission carte scolaire.

L’école inclusive n’aura pas de moyens supplémentaires ce qui va entraîner encore plus de souffrance, les RASED ne seront pas réabondés, les élèves à besoins éducatifs particuliers ne pourront pas bénéficier de réelles prises en charge, les élèves allophones n’auront pas droit à plus d’UPE2A, la déspécialisation des BD nuira à la continuité pédagogique  … et le tout dans des classes avec des effectifs en augmentation.

 

 

Dans le second degré

Actuellement dans le 77, presque la moitié des établissements (53,33%) ont des classes à plus de 26 élèves et 17,8 % des classes qui dépassent les 27 élèves.

L’académie de Créteil fait partie des 5 Académies qui connaissent des créations d’emplois. Et pourtant, il faut se rendre à l’évidence, dans notre département, cela ne se voit pas, puisque seulement une création de poste est proposée, sans parler de la création de 3 postes ULIS, alors que les besoins sont criants et les classes surchargées. De plus, ce chiffre cache des réalités par discipline bien différentes. Les langues vivantes sont les grandes sacrifiées de cette future rentrée 2026, notamment l’Allemand. Il est annoncé 5 suppressions de postes faute d’élèves, contre une seule création. Ces suppressions font suite notamment à la disparition de 4 classes bilangues allemand pour la rentrée 2026, principalement dans le sud Seine-Marne. La disparition de disciplines, comme les lettres classiques, prive les élèves de choix dans l’enrichissement de leur culture. Pendant ce temps-là, l’enseignement privé ouvre ces disciplines lorsqu’elles disparaissent dans le Public, captant un peu plus nos élèves grâce à une offre diversifiée financée par nos impôts. Pour y pallier, la DASEN envisage la création de classes EMIL dans le primaire (dispositif d’enseignement de langues étrangères autres que l’anglais).

 

 

Dans l’enseignement professionnel

 

L’augmentation dans la voie pro se poursuit avec plus de 690 élèves supplémentaires attendus à la rentrée 2026. Pourtant, les DHG reçues en établissement n’indiquent aucune ouverture de classes supplémentaires. Les quelques créations de poste ne seront ni suffisantes ni à la mesure de l’augmentation (68 créations et 36 suppressions). Pour absorber ces effectifs d’élèves les solutions sont toujours les mêmes : augmentation des capacités d’accueil.  Dans certains lycées, ces mesures initialement présentées comme temporaires, tendent à se pérenniser, au détriment des conditions de travail des personnels et des conditions d’apprentissage des élèves.

L’augmentation des effectifs par classe soulève également des enjeux de sécurité : les ateliers ne sont ni dimensionnés ni adaptés. Elle entraîne aussi des tensions sur les infrastructures, rendant souvent impossibles les dédoublements faute de salles disponibles. Le climat scolaire se dégrade, sans qu’aucun renfort en ressources humaines ne vienne accompagner ces évolutions. Les dotations en personnels médico-sociaux, en personnels d’encadrement, en DDFPT (directeur.rices délégué.es à la formation professionnelle et technologique qui ont pour missions de gérer, d’organiser et de piloter l’enseignement professionnel et technologique dans les lycées) ou encore en assistant.es DDFPT se font à moyens constants. Cette situation n’est plus tenable : nous exigeons des créations de postes à la hauteur des besoins.

 

Protection de la jeunesse

 

Dans ce contexte, la santé mentale des jeunes est mise à mal par un monde anxiogène sans perspective d’espoir. Être jeune dans une France en pleine dérive autoritaire, qui favorise toujours les plus riches creusant les inégalités est compliqué.

Et pourtant le budget Lecornu va supprimer ou continuer de dégrader les moyens pour protéger notre jeunesse.

En Seine et Marne, pas de postes d’assistantes sociales, d’infirmières scolaires, et seulement 4 postes de psychologues pour toute l’académie de Créteil au titre du plan santé mentale. Du saupoudrage , voilà ce qui est proposé alors que les besoins sont criants.

Une des réponses de l’administration est la création du Pôle santé et bien-être avec 5 postes pour tout le département. Autant dire que les choses ne vont pas s’améliorer.

Une autre réponse est d’appeler les jeunes à rejoindre les métiers de l’armée. Proposer la guerre comme seul horizon, c’est une véritable honte !

 

 

Les fonctionnaires

 

En plus des suppressions d’emploi, les choix budgétaires du gouvernement conduisent aussi  à un blocage de toute revalorisation salariale  avec une inflation galopante.

Que dire du jour de carence, des 10% journaliers imputés lors de congés maladie,  la réforme des retraites …

Les fonctionnaires tiennent les services publics à bout de bras, en Seine et Marne la FSU77 se bat pour améliorer les conditions de travail dans les groupes de travail, les CSA, la F3SCT (sécurité et santé au travail), lors d’audiences avec l’administration, ou nous portons les revendications des collègues et les mandats de la FSU.

 

C’est pourquoi le syndicalisme est aujourd’hui plus que nécessaire. Les mobilisations indispensables. La grève et les manifestations sont nos outils de lutte. Qu’avons-nous gagné autrement ? On ne peut gagner que par le rapport de force.

La FSU est une fédération de syndicats de transformation sociale. Nous luttons pour la justice sociale, écologique et féministe et pour des services publics de qualité, seul garant de l’égalité.

Syndiquez-vous.

 

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE LE MARDI 31, EN RASSEMBLEMENT DEVANT LA DSDEN À MELUN À 10h ET EN MANIFESTATION PARISIENNE À 14h DÉPART LUXEMBOURG POUR:

 

  • nos salaires et nos carrières et donc de meilleures conditions d’apprentissage pour nos élèves
  • la création des emplois nécessaires à la réduction des effectifs par classe
  • le renforcement des équipes de vie scolaire
  • la création d’un statut de catégorie B pour les AESH
  • le maintien des options et des groupes à effectifs réduits
  • la création de postes dans tous les métiers administratifs, techniques, sociaux et de santé.